Encyclopédie de l’automobile › Époques
Au début du XXe siècle, la voiture reste un luxe réservé à une élite. En quelques décennies, une révolution industrielle venue des États-Unis va la rendre accessible au plus grand nombre : c’est l’ère de la production de masse.
Henry Ford et la Ford T
Lancée en 1908, la Ford Model T est pensée pour être simple, robuste et bon marché. En 1913, Henry Ford introduit la chaîne de montage mobile dans son usine de Highland Park : le temps d’assemblage d’une voiture chute de manière spectaculaire et le prix baisse d’année en année. Jusqu’en 1927, plus de 15 millions d’exemplaires sont produits.
Ford double aussi le salaire de ses ouvriers en 1914 (le « five dollar day »), pour réduire le turnover et leur permettre, à terme, d’acheter les voitures qu’ils fabriquent.
L’Europe suit le mouvement
En France, André Citroën applique ces méthodes dès 1919 avec la Type A, première voiture européenne produite en grande série. Renault et Peugeot se modernisent, tandis qu’au Royaume-Uni l’Austin Seven démocratise la petite voiture. La publicité, le crédit et les réseaux de concessionnaires se développent.
Innovations et prestige
L’entre-deux-guerres est aussi l’âge d’or des voitures de luxe et de la course : les 24 Heures du Mans naissent en 1923 et Bugatti triomphe avec sa Type 35. En 1934, la Citroën Traction Avant combine carrosserie monocoque et roues avant motrices, une architecture très en avance.
La Seconde Guerre mondiale interrompt la production civile : les usines sont réquisitionnées pour l’effort de guerre.
Les dates clés
1908 — Ford Model T
1913 — Chaîne de montage mobile chez Ford
1919 — Citroën Type A
1923 — Premières 24 Heures du Mans
1927 — Fin de la Ford T
1934 — Citroën Traction Avant
1938 — Présentation de la future Coccinelle
